Les Start-up, des entreprises comme les autres ?

Une enquête sociologique en France ( Michel Grossetti, Nathalie Chauvac, Jean-François Barthe)

Publié le 6 décembre 2018 Mis à jour le 3 janvier 2019

À partir d’une enquête sociologique, cet ouvrage identifie et démêle les logiques sociales à l’œuvre lors du processus de création des « start-up » — appellation communément entendue pour qualifier les sociétés innovantes

À partir d’une enquête sociologique, cet ouvrage identifie et démêle les logiques sociales à l’œuvre lors du processus de création des « start-up » — appellation communément entendue pour qualifier les sociétés innovantes. L’enquête, menée auprès de 97 entreprises françaises ayant émergé entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, montre que les fondateurs de ces sociétés se lancent souvent à plusieurs dans l’aventure et que, dans les premiers stades de développement, ils s’appuient massivement sur leurs relations personnelles, avant que des dispositifs plus impersonnels et stables ne prennent, en partie, le relais. Loin d’être linéaire, l’essor de ces sociétés passe souvent par des phases d’exploration, de crise ou de survie, et leur croissance est relativement peu prévisible, en raison de la variété des éléments qui font le succès ou l’échec de leurs activités : débouchés commerciaux ou ressources qui apparaissent et disparaissent au gré des changements économiques mondiaux, des stratégies des grands groupes industriels et des initiatives des concurrents, conflits internes, difficultés defi nancement à anticiper, etc. À bien des égards, les start-up sont des entreprises comme les autres...

Michel Grossetti, chercheur au CNRS, a codirigé, avec Pierre-Marie Chauvin et Pierre-Paul Zalio, le Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat (Paris, Presses de Sciences Po, 2014).
Jean-François Barthe et Nathalie Chauvac, sociologues à l’université Toulouse-Jean Jaurès et à Scool, s’intéressent tous deux à l’innovation, et mènent respectivement des recherches sur la santé ou le marché du travail.

Presses Sorbonne Université