Soutenance de Thèse Jocelyn BOURRET

Publié le 18 février 2019 Mis à jour le 18 février 2019
le 26 février 2019
Mardi 26 février 2019 à 14h
Université Toulouse - Jean Jaurès - Maison de la Recherche - Salle D29


Soutenance de thèse de doctorat en urbanisme et aménagement, intitulée La "tranquillité sociale" : la prise en compte de ses enjeux dans les politiques de rénovation urbaine. L'exemple de Toulouse.

Le jury sera composé de :

Marc DUMONT – Professeur des Universités – Université de Lille / TVES (Rapporteur)

Jacques DE MAILLARD – Professeur des Universités – Université de Versailles Saint-Quentin / CESDIP (Rapporteur)

Fabrice ESCAFFRE – Maître de conférences – Université de Toulouse Jean-Jaurès / LISST-Cieu

Marie-Christine JAILLET – Directrice de recherche – CNRS / LISST-Cieu (Directrice de thèse)

Hélène REIGNER – Professeure des Universités – Université d’Aix-Marseille / LIEU

Nicolas TIXIER – Professeur des Écoles nationales supérieures d’architecture – École nationale supérieure d’architecture de Grenoble / AAU

Benoît ZELLER – Directeur opératinnel de l’ANRU

Résumé de la thèse :Les problématiques de sécurité, au sens large, constituent à tort ou à raison une composante indissociable de l’image des quartiers de grands ensembles ; le levier majeur que mobilise la politique de rénovation urbaine qui y est menée sous l’égide de l’ANRU reposant sur leur attractivité, et donc le renversement de l’image dépréciée qu’ils véhiculent, cette thèse s’intéresse aux politiques élaborées, à l’échelle locale, en réponse aux phénomènes d’insécurité, et à leurs impacts, spatiaux et organisationnels, à travers l’exemple de Toulouse.
S’appuyant sur une expérience de trois années passées au sein des services de la collectivité, cette thèse propose d’analyser les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ces politiques publiques, y compris en prenant en considération l’ « individualité » des acteurs qui y contribuent. Ce faisant, elle met en évidence les iniquités territoriales dont pâtissent les territoires étudiés (celles-ci résultent notamment de la dialectique entre droit commun et politiques spécifiques menées dans le cadre de la politique de la ville, qui se traduit jusque dans le regard porté par les acteurs en charge de la conception comme de la mise en œuvre de ces dispositifs sur les quartiers) ; elle montre également les facteurs d’inertie et de résistance à l’innovation dans le champ de l’action publique locale (à l’articulation des sphères politique et administrative) et sa recomposition par l’investissement, fût-il simplement symbolique, qu’en fait le politique ; enfin, plus largement, la thèse souligne la variabilité (et, partant, la fragilité) du contenu des politiques publiques locales qui, derrière le vernis de standardisation que peuvent sembler leur imposer des cadres normatifs multiples, traduisent également des résurgences de nature idéologique. Autant d’éléments qui interrogent la primauté du caractère d’intérêt général sur celui de la tactique dans la conquête et l’exercice du pouvoir local.

Mots clefs : sécurité, tranquillité sociale, rénovation urbaine, politiques publiques locales