Soutenance H.D.R. de Valérie JOUSSEAUME

Publié le 2 juin 2020 Mis à jour le 2 juin 2020
le 3 juillet 2020
(Soutenance par visio-conférence, à huis clos, du fait des restrictions sanitaires)
au Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires Maison de la Recherche – Université Toulouse Jean Jaurès


Plouc Pride Récit pour les campagnes

Soutenance de l’Habilitation à Diriger des Recherches de Valérie JOUSSEAUME
Maîtresse de conférences à l’Institut de Géographie et d’Aménagement de l’Université de Nantes, UMR 6590 ESO « Espaces et Sociétés »

Le vendredi 3 juillet 2020
au Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires Maison de la Recherche – Université Toulouse Jean Jaurès
(Soutenance par visio-conférence, à huis clos, du fait des restrictions sanitaires)

Plouc Pride
Récit pour les campagnes

Devant un jury composé de
. François Taulelle, professeur, INU Jean-François Champollion de Albi, garant
. Claire Delfosse, professeur, Université Lyon III Jean Moulin, rapporteur
. Marc Dumont, professeur, Université de Lille
. Xavier Guillot, professeur, ENSAP de Bordeaux, rapporteur
. Philippe Madeline, professeur, Université de Caen Normandie, rapporteur
. Monique Poulot, professeur, Université de Paris Nanterre
. à la mémoire d’Ana Firmino, professeur, Université de Lisbonne la Nouvelle (qui devait participer au jury et qui vient de brutalement nous quitter)

Présentation du volume inédit
Entre le récit hyper-moderne qui projette des humains cyborgs vivant dans des mégapoles hyper-connectées et le récit de l’effondrement apocalyptique, ce texte est une réflexion sur la place des territoires et le rôle de l’aménagement dans la transition en cours. Au cœur des crises multiples qui colorent notre présent, l’expérience rurale peut nous aider à imaginer un futur désirable, à dessiner un avenir collectif.
La première partie intitulée « Le temps ou la campagne comme mémoire » rappelle d’où viennent et où en sont les campagnes, avant d’imaginer où elles vont.
Retrouver la mémoire permet de penser la révolution numérique qui nous propulse vers une nouvelle civilisation.
La partie 2 intitulée « Le néant ou l’éclipse conceptuelle de la campagne » propose de déconstruire les cadres de pensée à l’œuvre, pour désinféoder la question territoriale de la conception moderne de l’espace et extraire les campagnes hors du cul-de-sac intellectuel où elles se trouvent, pour leur permettre de s’exprimer d’une façon qui ne soit plus défensive, mais assertive. En regardant la situation depuis les campagnes, depuis les « périphéries », retrouver l’espace permet de panser la révolution numérique, qui fait exploser la modernité, notre univers culturel.
La partie 3 nommée « L’espace ou la campagne comme lieu » insiste sur la fin du processus d’urbanisation et la bascule de l’imaginaire collectif. La précarisation, la globalisation, le nihilisme, satisfont de moins en moins les besoins humains fondamentaux de survie, de protection, d’affiliation, d’unicité, de rencontre, de continuité et de postérité. Les campagnes deviennent les lieux de redéploiement de populations à la recherche d’un endroit où protéger leurs corps, reposer leurs cerveaux, relier leurs cœurs et élever leurs esprits. Au-delà des seules ambiances paysagères, le désir de campagne est aussi le désir d’un « droit au village ».
La partie 4 intitulée « l’espace-temps ou la campagne comme éthos » tente de formuler la participation contemporaine de la ruralité à l’invention du nouveau monde, par la convergence des mémoires. Elle tente de conceptualiser un nouvel aménagement orphique du territoire, susceptible d’exprimer dans le concret des existences humaines, la rénovation culturelle en cours.

Référence :
JOUSSEAUME Valérie, 2020, Plouc Pride, récit pour les campagnes, Habilitation à Diriger des Recherches, volume 1, 207 p.