Les petites et moyennes villes produisent de plus en plus d'articles scientifiques très cités

Résultat de recherche

Publié le 26 décembre 2018 Mis à jour le 3 janvier 2019

Ces travaux publiés en octobre dans Nature Index mettent en évidence la visibilité scientifique croissante de villes autrefois périphériques

Ces travaux publiés en octobre dans Nature Index mettent en évidence la visibilité scientifique croissante de villes autrefois périphériques. Ils regardent comment évolue la répartition mondiale des publications parues entre 2000 et 2013 qui sont parmi les 10% les plus citées (Source : Web of Science Core Collection).
 
Une répartition plus équilibrée de ces publications les plus citées signifie que se développe une équité croissante entre les chercheurs en terme de visibilité. Cette évolution s'explique par le fait qu'un nombre croissant de lieux participent à la production scientifique mondiale et que ces lieux sont de plus en plus intégrés et donc visibles dans le système mondial.

Cela ne signifie pas que l'activité scientifique régresse dans les centres traditionnels, c'est simplement que la visibilité scientifique des grandes métropoles comme Paris, Beijing ou New York progresse moins rapidement que celle des nouvelles forces périphériques comme par exemple, Toulouse et Marseille en France ; Wuhan et Guangzhou en Chine.

Les auteurs concluent sur la nécessité d’accompagner politiquement ce rééquilibrage des forces aux échelons supranationaux. Car c'est grâce à leur coopération et non à leur compétition que les systèmes de villes nationaux voient progresser leur visibilité scientifique sur le plan international.

Pour les auteurs, continuer de concentrer les moyens sur seulement quelques pôles au détriment des sites périphériques, comme tendent à le faire les politiques d'excellence, risque de mettre à mal cette équité territoriale croissante entre chercheurs.

Ce travail a été réalisé grâce au soutien financier du LABEX Structuration des Mondes Sociaux - Projet NETSCIENCE et des unités de recherche des auteurs :
Guillaume Cabanac à l'Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT - CNRS/Toulouse INP/UT Capitole/UT2J/UT3 Paul Sabatier)
Laurent Jégou au Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés et territoires (LISST - UT2J/CNRS/EHESS/ENSFEA)
Marion Maisonobe au Laboratoire techniques territoires et sociétés (LATTS - CNRS/ParisTech/UPEM)