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- [hal-05608366] « Et ils vont bien ? » Évaluer le dossier des candidat·es au don dans les centres d’AMP français30 avril 2026En France, la hausse de la demande en dons de gamètes a allongé les délais d’accès, rendant crucial le recrutement régulier de donneurs et donneuses. Pour ce faire, les professionnel·les des centres d’assistance médicale à la procréation (AMP) mettent en œuvre plusieurs étapes permettant d’évaluer le dossier des « candidat·es au don ». Si le processus n’est pas homogène sur le territoire, un même souci est partagé dans les centres : comment s’assurer de la bonne foi des informations récoltées auprès des candidat·es et comment ne pas passer à côté d’un antécédent problématique ? Cette communication analysera les pratiques par lesquelles les praticien·nes des centres d’AMP recrutent des donneurs et donneuses de gamètes, à partir d’observations et d’entretiens menés dans 5 établissements publics français (Juin 2025-Mai 2026). Elle étudiera les critères et conditions d’évaluation des dossiers en s’intéressant notamment aux cas de récusation.
- [hal-05608335] Trouver l’équilibre : recruter les donneurs et donneuses de gamètes dans les centres d’AMP français30 avril 2026Alors que l’infertilité progresse et que les couples de femmes et les femmes célibataires ont été autorisés à bénéficier du recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP) en 2021, la demande en dons de gamète a fortement augmenté en France. Les délais d’attente se sont également rallongés – 1,5 ans pour un don de spermatozoïdes et 2 ans pour un don d’ovocytes en moyenne en 2025 –, rendant le recrutement régulier de donneurs et donneuses crucial dans le secteur. En France, ce recrutement est assuré par les équipes pluridisciplinaires des centres d’AMP (biologistes, gynécologues, psychologues, conseiller·es en génétique, sage-femmes) qui évaluent le dossier des « candidat·es au don » : recueil des antécédents médicaux, discussion sur les motivations, évaluation de la fertilité. Ce processus, encore peu investigué en sciences sociales, ne fait pas l’objet d’une homogénéisation nationale et varie donc en fonction des centres. Comment les professionnel·les de l’AMP procèdent-iels à l’évaluation des dossiers ? Sur quels critères le recrutement est-il fondé ? Cette communication analysera les pratiques par lesquelles les praticien·nes des centres d’AMP recrutent des donneurs et donneuses de gamètes, à partir d’observations et d’entretiens menés dans 5 établissements publics français (Juin 2025-Mai 2026). Elle s’intéressera notamment aux situations nécessitant une forme d’arbitrage et explorera les formes d’équilibre qui président à l’acceptation ou la récusation des candidatures au don.
- [hal-05458867] L'étude des chaînes relationnelles : un domaine de l'analyse de réseau sociaux à développer25 juin 2026L'étude des chaînes relationnelles est l'une des approches utilisées en analyse des réseaux sociaux. Elle consiste à documenter l'activation de relations entre personnes dans des processus d'accès à des ressources ou à d'autres personnes. Cette approche permet d'étudier les phénomènes d'encastrement (la dépendance d'activités sociales diverses relativement aux réseaux de relations entre les personnes) et plus généralement la structure générale des réseaux dans des contextes sociohistoriques variés.
- [hal-05673910] The Study of Relational Chains: An Area of Social Network Analysis Worth Exploring30 juin 2026The study of relational chains is one of the approaches used in social network analysis. It consists of documenting the activation of relationships between people in processes of accessing resources or other people. This approach makes it possible to study the phenomena of embeddedness (the dependence of various social activities on networks of relationships between individuals) and, more generally, the overall structure of networks in various socio-historical contexts.
- [hal-05673984] De la méthanisation aux méthanisations : diversité des justifications et des rapports aux territoires. Le cas du Tarn (Occitanie)30 juin 2026L’État français, à travers ses politiques climatique, énergétique et agroenvironnementale, soutient le développement de la méthanisation. Inscrite dans les principales lois et stratégies, la méthanisation fait l’objet d’objectifs de production ambitieux. La Programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit par exemple, entre 24 à 32 TWh de production de biogaz en 2028, dont 14 à 22 TWh injectés dans le réseau sous forme de biométhane, contre 13,1 TWh aujourd’hui. Fin 2023, la France comptait 1 911 unités de méthanisation, principalement agricoles et de petite ou moyenne taille, dont 652 en injection (Cour des comptes, 2025). La littérature en sciences sociales s’est principalement concentrée sur la méthanisation agricole (Berthe et al., 2020 ; Dziebowski et al., 2023 ; Gonçalves et al., 2021), en raison de son poids structurel dans la filière. Ces travaux ont permis d’affiner les différentes typologies et stratégies des agriculteurs adoptants (Berthe et al., 2020), de caractériser les effets en termes d’économie circulaire (Bourdin et Torre, 2024) et/ou de mettre en lumière les facteurs facilitant de développement de ces projets (Gonçalves et al., 2021 ; Niang et al., 2022). Ils ont aussi largement traité des conflits que suscitent ces projets dans les territoires d’accueil et de la question de « l’acceptabilité sociale » des projets (Bourdin et al., 2020 ; Rui et al., 2023). Dans le prolongement de ces travaux, nous proposons de ne pas nous focaliser sur la méthanisation agricole, mais d’analyser sur un territoire donné la diversité de formes de méthanisation, afin d’éclairer ce qui sous-tend leur développement et ce qui les différencie les unes des autres, notamment dans leur lien au territoire. Nous questionnons ainsi la manière dont les ambitieux objectifs des politiques environnementales nationales trouvent écho dans les territoires. Pour ce faire, nous recourrons à l’économie des conventions (Boltanski et Thévenot, 1991) pour caractériser les projets non pas au prisme des catégories règlementaires et établies par les documents institutionnels, mais en interrogeant les registres de justification des porteurs de projets et promoteurs de la méthanisation, afin de comprendre leurs motivations à s’engager dans ce type de projets et les valeurs plurielles que sous-tendent ces formes. Ensuite, en mobilisant l’économie territoriale, nous analyserons les facteurs et les ressources qui, sur le territoire, favorisent ou freinent le développement des différentes formes. La littérature met en relief les facteurs dits territoriaux qui, en plus des facteurs sectoriels et règlementaires, contribuent à expliquer la domination de certains modèles de méthanisation ou leur implantation dans tel ou tel territoire (Bourdin, et al., 2019 ; Coll-Martínez et al., 2024 ; Gonçalves et al., 2021). Nous appliquons notre travail à une région jusqu’ici peu étudiée, la région Occitanie, et particulièrement le département du Tarn. Au total, 15 entretiens auprès de 19 acteurs (porteurs de projets, acteurs institutionnels, opposants) et 8 visites de site / participation à des journées sur la méthanisation ont été réalisés. L’analyse des données fait apparaitre plusieurs résultats. Tout d’abord, trois registres de justification apparaissent par rapport à la méthanisation, qui ne recouvrent pas strictement les catégorisations institutionnelles de la méthanisation. On distingue ainsi un registre mettant en avant l’efficacité, un valorisant la circularité et un dernier la sobriété, ce dernier étant caractéristique de projets à très petite échelle de micro ou pico-méthanisation. Les besoins en ressources matérielles et immatérielles et la manière de les mobiliser varient en fonction de la nature des projets, ceux relevant des registres de l’efficacité et de la circularité ayant des besoins importants en la matière. Pour les projets relevant de l’efficacité, la question de l’accès aux ressources matérielles (gisements, conduite de gaz, foncier en particulier) apparait comme particulièrement cruciale, notamment du fait des objectifs de rentabilité mis en avant par les porteurs de projets, qui sont le plus souvent des agriculteurs supportant un risque financier important. Les réseaux d’échange de conseils ou connaissances sont aussi en partie distincts selon la nature des projets. Sur le terrain, certains acteurs intermédiaires jouent un indéniable rôle de pourvoyeurs de ressources, surtout immatérielles, voire d’aide à la médiation en cas de conflits. Cependant, on note une grande prudence de certains acteurs qui pourraient être intermédiaires mais restent en retrait (certaines intercommunalités et organismes agricoles) par craintes d’externalités négatives non compensées pour la collectivité ou de conflits liés à certains projets en particulier agricoles. Ainsi, les implications territoriales du développement de la méthanisation sont nombreuses et la prégnance d’un modèle valorisant le registre de l’efficacité, s’il est en accord avec les objectifs nationaux de décarbonation et semble fondé sur un ancrage territorial, pose question en termes d’externalités et de conflictualité. Bibliographie Berthe A., M. Fautras, P. Grouiez et S. Issehnane, (2020), « Les formes d’unités de méthanisation en France : typologies et scénarios d’avenir de la filière », Agronomie, environnement et sociétés, 20, 17 p. Boltanski L. et L. Thévenot, (1991), De la justification : les économies de la grandeur, Paris, Gallimard. Bourdin S., (2020), « Le NIMBY ne suffit plus ! Étude de l’acceptabilité sociale des projets de méthanisation », L’Espace politique, 38. Bourdin S. et A. Torre (2024), « The relevant territorial scale for implementing circular economy », dans S. Bourdin, A. Torre, E. van Leuween (éd.), Regions, Cities and the Circular Economy: Theory and Practice, Cheltenham, Edward Elgar Publishing, pp. 61-74. Bourdin S., F. Nadou et F. Raulin, (2019), « Les collectivités locales comme acteurs intermédiaires de la territorialisation de la transition énergétique : l’exemple de la méthanisation », Géographie, économie, société, 21(4), pp. 273-293. Coll-Martínez E., G. Labrouche, S. Nadel et L. Orozco, (2024), « Regional determinants of biogas production units setup », Papers in Regional Science, 103(1), 100007. Dziebowski A., E. Guillon et P. Hamman (2023), Idées reçues sur la méthanisation agricole, Paris, Le Cavalier Bleu. Gonçalves A., D. Galliano et P. Triboulet, (2021), « Eco-innovations towards circular economy », European Planning Studies, 30(7), pp. 1230-1247. Niang A., A Torre, S. Bourdin, (2022), « How do local actors coordinate to implement a successful biogas project? », Environmental Science and Policy, 136, pp. 337-347. Rui S., A. Bouzin et A. Samson (2023), Étude sociologique des conflits relatifs aux projets de méthanisation agricole en Nouvelle-Aquitaine, Centre Émile Durkheim, Région Nouvelle-Aquitaine, 71p.
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