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>> La vie au Lisst, la vie du Lisst



  • [hal-05140101] What are we to each other? The limits of DNA in the search for origins in donor conception
    2 juillet 2025
    For decades, third-party reproduction was shrouded in secrecy, and gamete donation was anonymous in most countries. This situation was however challenged by the increased attention to the harmful effects of family secrets and by the claims of donor-conceived people seeking access to their origins. The rise of direct-to-consumer (DTC) DNA testing further transformed the landscape of donor conception, leading some individuals to unexpectedly discover their donor conception, and others to bypass anonymity rules. In the social sciences, origins have sparked new questions, shedding light on the meanings attributed to procreation and relatedness. The search for origins has been analysed either as reinforcing essentialist views of kinship and identity or as part of a relational, temporal and narrative process. Yet, little is known about how donor-conceived people actually navigate this search. Drawing on an ethnographic study with French and English sperm donor-conceived adults, this chapter examines how they use DTC DNA testing to explore their origins. It documents their investigative methods and interpretative techniques, and highlights both the insights and the limitation of DNA and the epistemological framework employed by genetic genealogy websites to produce knowledge about origins in donor conception.
  • [hal-05524260] Preparing relay peasants to become intermediaries in the dissemination of local agroecological knowledge: the case of three West African territories
    23 février 2026
    Long denigrated, peasant knowledge is now seen as a stock of knowledge potentially available to support agroecological transitions in both the South and the North. Its often tacit nature, however, makes it difficult to transmit on a wider scale and via traditional training methods. Based on these observations, the research focused on experimenting with an agroecology training curriculum based on doing, i.e. giving work situations a central place in learning. The experiment was carried out in three West African countries (Benin, Senegal and Togo). An analysis of the results, based on rules of action formulated by the learners at the end of the training and twelve months afterward, reveals that the training provided increased the participants’ power to act. Notably, they put this power to work in the service of the farming community to which they belong. In fact, a significant proportion of the peasants trained act as intermediaries in the circulation of the local knowledge they have learnt, and in this way help to promote the emergence of collective agricultural development projects.
  • [hal-05490570] Embryon, fœtus
    3 février 2026
    Les débats autour de l’avortement et de la recherche sur l’embryon soulèvent sans cesse la même question : quel statut accorder à l’être qui se développe avant la naissance ? S’agit-il d’un simple amas de cellules ? Doit-on au contraire le considérer comme une personne à part entière dès la conception ? Les positions s’affrontent dans les débats et semblent inconciliables. Comment la société française peut-elle concilier deux mouvements apparemment contradictoires : l’autonomie des femmes et la préservation de la vie embryonnaire et fœtale ?
  • [hal-05490581] Oubli, silence et responsabilité dans la transmission de l’information génétique dans le cercle familial.
    3 février 2026
    L’annonce d’un diagnostic génétique n’est jamais perçue comme une information simplement médicale en ce qu’elle impacte non seulement la personne qui reçoit le diagnostic – et qui est susceptible de modifier sa vie – mais aussi l’ensemble de ses apparentés. Cette information est reçue différemment selon le contexte familial, relationnel, socio-culturel et le vécu personnel de la personne concernée. L’annonce ne peut être dissociée des moments de vie dans lesquels elle s’inscrit, car les configurations familiales et biographiques singulières influencent la manière dont elle est comprise, transmise — ou tue. Dans cette communication, nous nous intéresserons à des situations particulières, faisant plus rarement l’objet d’études : celles où le diagnostic génétique survient chez des personnes qui n’ont pas de symptôme, ni de risque ultérieur pour leur propre santé, mais qui découvrent l’existence d’un risque de transmission à leur descendance à l’occasion d’un projet d’enfant, d’un parcours en assistance médicale à la procréation, d’une interruption de grossesse (spontanée ou provoquée), ou de la naissance d’un enfant malade. Ces situations concernent en général les maladies génétiques autosomiques récessives, liées à l’X ou les anomalies chromosomiques équilibrées. Contrairement aux pathologies qui peuvent s’exprimer au cours de la vie ou impliquent une surveillance médicale , transformant les individus qui connaissent leur statut en patients en devenir ; ces maladies ne deviennent saillantes qu’à l’occasion d’événements spécifiques, souvent dans un contexte procréatif. Des entretiens anthropologiques ont été menés au CHU de Nantes auprès de 26 familles, soit 52 patients, entre 2020 et 2024. L’analyse portera sur les multiples obstacles à la transmission intrafamiliale de l’information génétique déléguée aux patients par les professionnels: oubli ou non-dits, transmission partielle, réticences liées à la peur de blesser, à la difficulté de renouer des liens distendus, de trouver le, moment opportun, ou à l’incertitude face à ce qu’il convient de dire et à qui . En explorant ces dimensions, cette communication permettra de mieux comprendre les processus par lesquels l’information circule — ou ne circule pas — au sein des familles, de souligner le rôle particulier donné aux femmes et de montrer que le silence ou l’oubli ne relèvent pas d’un défaut individuel mais de dynamiques relationnelles complexes.
  • [hal-05490618] Attitudes et perspectives des professionnels des centres français de DPI concernant le dépistage des aneuploïdies et l’utilisation du NGS en DPI
    3 février 2026
    Introduction : Le diagnostic préimplantatoire pour aneuploïdies (DPI-A) vise à détecter les anomalies chromosomiques embryonnaires avant transfert. Parallèlement, le séquençage à haut débit (NGS) peut être appliqué au DPI, notamment en remplacement de l’analyse par microsatellites pour le diagnostic indirect des maladies monogéniques. En France, le DPI-A, bien que discuté lors des dernières révisions de la loi de bioéthique, n’a pas été retenu et reste interdit. Le NGS n’est pas utilisé en routine. Cette étude, mandatée par la FFGH, explore les connaissances et perceptions des professionnels français du DPI concernant ces techniques. Méthodologie : Une quarantaine d’entretiens semi-directifs ont été menés auprès des différents professionnels des cinq centres de DPI français. Les entretiens ont été analysés de façon thématique, transversale puis comparative. Résultats : Les perceptions du DPI-A divergent. Certains y voient un outil d’optimisation de l’assistance médicale à la procréation (AMP), d’autres rappellent des données bibliographiques contradictoires et privilégient sa finalité de prévention des aneuploïdies. S’il était autorisé, la majorité y serait favorable, avec des critères d’inclusion variables : couples déjà en DPI, ou aussi certaines FIV (âge maternel élevé, fausses couches répétées, échecs d’implantation). Aucun n’envisage son usage hors indication d’AMP. Les risques cités concernent l’exclusion d’embryons viables ainsi que l’interprétation complexe des mosaïques. Le NGS en DPI reste méconnu hormis des généticiens. Ses avantages perçus sont la réduction du temps de mise au point, l’usage d’une méthode unique et l’ouverture à de nouvelles indications. Les inquiétudes portent sur la découverte de données incidentes ou de variants de signification incertaine, la perte de compétences humaines, ainsi que la sélection excessive d’embryons, pouvant réduire les chances de grossesse et soulevant des enjeux éthiques, dont la crainte d’une forme d’ « eugénisme ». Le frein principal est la nécessité d’outils bio-informatiques pour masquer les régions non ciblées. L’autorisation de ces pratiques nécessiterait des adaptations organisationnelles : passage de la biopsie de J3 à J5 avec congélation systématique, et, pour le DPI-A, hausse probable des demandes impliquant davantage de moyens humains et matériels, ou une centralisation nationale. Des différences inter-centres et interprofessions sont relevées selon les techniques utilisées, avec un sentiment de retard vis-à-vis de l’étranger, et une influence notable des expériences personnelles sur les positions exprimées. L’aspect financier était spontanément peu évoqué. Conclusion : Cette enquête auprès des professionnels français du DPI révèle attentes et réserves vis-à-vis du DPI-A et du NGS. La majorité se dit favorable à leur introduction, tout en soulignant des freins éthiques, techniques et organisationnels. Une réflexion collective apparaît nécessaire pour encadrer leur éventuelle mise en œuvre.

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