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>> La vie au Lisst, la vie du Lisst



  • [hal-05597484] Les sciences sociales en temps de crise
    20 avril 2026
    De la catastrophe de Tchernobyl à la pandémie de Covid-19, les crises façonnent nos sociétés autant qu’elles les révèlent. Comment les sciences sociales peuvent-elles s’en saisir, à la fois comme objet d’analyse et comme épreuve pour leurs propres cadres théoriques ? Un colloque a rassemblé des chercheurs et chercheuses de différents horizons pour interroger la crise comme un phénomène social global.
  • [hal-04849630] Size-fractionated carbonaceous and iron-rich particulate matter in urban environments of France and Senegal
    27 février 2025
    Road traffic is one of the main sources of particulate matter in the urban environment, emitting particulate organic and elemental carbon compounds and metal-rich particles through combustion and brakes and tires wear. In Western Africa, the carbon and metal composition of airborne particles is also influenced by additional sources linked to biomass combustion and recent industrialization. Here, we investigated the impact of combustion-related and non-combustion-related emissions on the distribution of carbonaceous fractions and iron-rich particles in two urban environments in France and Senegal. The supermicron fraction (Da > 1μm) showed a significantly higher isothermal remanent magnetization (SIRM) than finer fractions, accounting for 79% in France and 81% in Senegal of the total SIRM. In the submicron fraction (Da < 1μm), we noted significantly higher concentrations of total carbon (TC) and elemental carbon (EC) than for other fractions, both accounting for 71% in France and 68% and 75% in Senegal of the total and elemental particulate carbon concentration, respectively. Electron microscope observations revealed the presence of iron-rich particles for Da < 0.2μm, however, associated with a weak SIRM. Such iron particles may be produced by combustion or abrasion while we suspect that emissions by the abrasion process produce larger particles.
  • [tel-05119498] Faire son costume, devenir "l'Arlésienne" : esthétique patrimoniale et circulation des savoirs en Pays d'Arles
    18 juin 2025
    Le costume féminin traditionnel du pays d’Arles est porté par de nombreuses femmes en Provence aujourd’hui : elles seraient un millier à le revêtir pour des manifestations culturelles ou cérémonies privées. Cette vêture, datant de la fin du XIX e siècle, a progressivement été érigée en emblème d’une culture régionale présentée comme singulière. Aussi, les femmes qui « s’habillent » aujourd’hui, selon l’expression consacrée, s’inscrivent dans une démarche patrimoniale revendiquée, même si cet habit ne fait l’objet d’aucune reconnaissance officielle. Les Arlésiennes les plus passionnées réalisent leurs costumes elles-mêmes, ce qui demande un investissement personnel important : il faut mener de nombreuses recherches pour qu’il soit « beau », c’est-à-dire qu’il réussisse le difficile accord entre les critères esthétiques contemporains et la norme dite « historique », tout en proposant une interprétation personnelle de la tradition. Je m’intéresse, dans mon travail de thèse, à la création de ce que je nomme les « beautés patrimoniales », c’est-à-dire ces Arlésiennes qui, à travers des investigations poussées, s’approprient des techniques et savoir-faire tombés en désuétude pour pouvoir réaliser un costume idéal, à la fois traditionnel et remarquable. Ces habits deviennent, une fois portés, le support de nombreux discours, où se mêlent récits personnels et familiaux, appartenance à un territoire, mais aussi histoire des techniques utilisées et de leur réalisation. En prêtant attention à ces différentes échelles d’appartenance, successivement mobilisées par les Arlésiennes pour décrire leurs vêtures qui la composent se révèle un processus de définition et de mise en récit de soi. Le textile devient alors le support d’une poétisation de l’existence ordinaire des Arlésiennes, qui, grâce à son entremise, actualisent ce que signifie selon elles être une femme, et originaire d’un territoire pensé comme singulier. Les perceptions, les gestes, la composition d’une allure et d’une démarche font du costume un vêtement extra-ordinaire, dont la complexification croissante participe à la fabrique d’une intimité culturelle régionale.

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