Les dernières publications des membres du LISST

>> Collection HAL LISST

  • [hal-04543782] The social life of farmers in France. A structural analysis of agricultural personal networks and sociabilities.
    12 avril 2024
    When it comes to the farmers’ economic difficulties, social isolation, the weakening of traditional collective action or the issue of suicide often focus the media attention (Deffontaines, 2020). However, few studies specifically describe agricultural sociability, and, above all, their peculiarities compared to other social contexts. Are farmers really more isolated? And if so, are their networks more local, more professional and more focused on their colleagues, or friends, or family – assuming these groups aren’t actually the same ? The professional category of farmers is splitting, which calls into question the historical model of farming: the break-up of family structures, diversification of forms of capital ownership, changes in the legal forms of farms and professional hyper-specialisation. Certainly, the most significant trend is the demographic disappearance of this category. In 2000, the farmers represented less than 2% of the French working population, undermining their opportunities for collective action while only few farms remain same in some geographical areas. Overall, the farming population suffers from an ageing population, later entrants to the profession, fewer famer managers and earlier retirements. The way farmers “become a minority” (Hervieu and Purseigle, 2013) and traditional organization weakens in the profit of private actors raise the question of this professional group’s renewal, how it relates with the territory and, by extension, the future of agricultural sociability (Candau and Rémy, 2009; Champagne, 2002) - especially in a time of digitization (Mailfert, 2007). Rooted in personal networks analysis, we formulate several hypotheses. It is known that rural networks tend to be denser and closer than urban networks, which tend to be heterogeneous (especially as regards age) and centred on family and neighbourhood (Beggs et al., 1996; Fischer, 1982). Nevertheless, trends over the last 20 years show that rural networks in France are tending to resemble the networks of people living in peri-urban areas as a result of changing lifestyles and geographical mobility (Favre and Grossetti, 2021). Communication technologies also have impact the democratisation of communication technologies, mainly for weak ties renewal at the periphery of networks (Vriens and van Ingen, 2018), which would reinforce forms of entre-soi (Figeac et al., 2022). Geographical proximity remains one of the determining factors for creating and maintaining relationships (Hipp and Perrin, 2009). In spite of the emergence of short-circuiting, the marketing of products through associations and the tendency of young farmers to be geographically mobile (Chiffoleau, 2012; Coquard, 2019; Giraud, 2013; Purseigle and Hervieu, 2022; Renahy, 2010), we also hypothesize that farmers' networks continue to be peer and family oriented. We aim to study sociability networks in agricultural circles by identifying their specific features in relation to other population categories. We studied the personal networks of 65 farm managers in Occitanie (a region in the south-west of France, rich in farmers diversity) and we compared it to the personal networks of a representative sample of 709 people in the Toulouse conurbation (RESTIC survey) in terms of network size, density and composition. By comparison, we will characterize farmers’ sociability beyond the usual preconceptions of isolation and loneliness. We use the method network’s generation and structural analysis by mass survey (McCallister and Fischer, 1978) which is based on specific contexts (family, work, neighborhood, sporting activities or associations) and alters’ characteristics (level of education, place of residence, etc.). We will present and discuss the hypothesis, data and results of the RESAGRI project. Regarding the diversification of farming populations and networks in rural areas, we xill discuss the assessment that farmers' networks tend to maintain their density and cohesion in contrast to other rural populations, despite the experience of similar changes to the rest of the population (longer study periods, diversification of rural populations, greater geographical mobility, etc.).
  • [hal-04562511] Former de futurs enseignants de BTS à la communication interpersonnelle par le scat
    29 avril 2024
    Tutorial sessions, in teacher training at the master level, allow to study the issues related to the mobilization of the vocal technique of improvisation from the scat, in the perspective of the courses that they will have to give in short higher education. The proposed rereading goes beyond jazz and makes it possible to decipher the corollaries of the teaching of interpersonal communication while probing individual potentialities.
  • [hal-04544298] La Coalition des villes africaines contre le racisme et les discriminations : comprendre la fabrique et la dynamique d’un réseau de villes en Afrique subsaharienne
    12 avril 2024
    Lancée en 2006 avec le soutien de l’Unesco, la Coalition des villes africaines contre le racisme et les discriminations regroupe 58 municipalités. Ce chapitre vise à en étudier les modalités de construction et de fonctionnement. Il se rattache à deux enjeux scientifiques principaux : d’une part, il cherche à mieux comprendre l’organisation spatiale de l’action politique, en documentant les facteurs qui incitent les maires à privilégier une coopération dans la discontinuité réticulaire plutôt que dans la proximité territoriale lorsqu’il s’agit de travailler à l’accueil des migrants ; d’autre part, le chapitre a pour objectif d’éclairer les relations entre les pouvoirs municipaux et les États en analysant les processus de transfert de compétences et de ressources utiles à la prise en charge des migrants. S’appuyant sur l’analyse de documents institutionnels et d’entretiens semi-directifs, le chapitre révèle le rôle joué par l’Unesco et les villes « cheffes de file » dans l’élargissement de la Coalition à de nouveaux membres et la mise en œuvre d’un programme commun d’actions. Il met aussi en lumière les difficultés des membres de la Coalition pour appliquer ce programme, qui s’expliquent en partie par l’inachèvement des processus de décentralisation et le manque d’autonomie juridique et financière qui en découle.
  • [hal-04571030] L'être anténatal
    7 mai 2024
    Victoire féministe, l’allongement du délai légal de l’interruption volontaire de grossesse confère aux femmes une autonomie corporelle qui semble a priori peu compatible avec l’attention portée aujourd’hui à l’embryon et au fœtus. Ceux-ci, grâce aux progrès de l’imagerie médicale et des biotechnologies, s’imposent comme des êtres sociaux, inclus dans des dynamiques parentales, médicales et juridiques. Dans ce contexte apparemment paradoxal, comment la société française met-elle en place des procédures de régulation, d’organisation et d’institution qui tentent de concilier autonomie féminine et vie anténatale ? Pourquoi le fœtus avorté à la quatorzième semaine de grossesse est-il qualifié de « déchet anatomique », tandis que, décédé lors d’une fausse couche une semaine plus tard, on délivre à leur demande aux parents un acte d’enfant sans vie ? Comment interpréter les statuts variés de l’être avant la naissance, entre « protopersonne » et résidu d’un processus biotechnique, entre « quasi-enfant » et « pièce anatomique » ? À quel moment peut-on considérer les porteurs d’un projet parental comme « parents » ? Comment sont vécues les fécondations in vitro ou les morts périnatales ? Anne-Sophie Giraud, anthropologue de la procréation au CNRS, répond à ces questions délicates et parfois polémiques à partir d’une vaste enquête portant sur les processus d’engendrement. Avec une grande rigueur scientifique et à l’aide de nombreux entretiens, L’Être anténatal démontre que l’engendrement doit être compris comme un processus de transformation physique et statutaire inscrit dans une temporalité propre et organisé autour de situations de choix.
  • [hal-04563584] Le chulluchi, le cacique huppé et l’anthropologue
    4 mai 2024
    Ce billet relate les tâtonnements d’une anthropologue confrontée à des données de terrain incomplètes et incertaines au sujet d’un oiseau de la cordillère des Andes, le chulluchi, qu’elle n’a jamais vu, mais dont ses interlocuteur·rices lui assurent qu’il annonce la pluie, ou participe à la faire venir dans le cadre d’un rituel. Confrontée à des informations contradictoires au cours de son enquête, elle a d’abord cherché à identifier la vérité parmi les différentes identifications de l’oiseau qui lui étaient proposées par ses interlocuteur·rices, avant de prendre au sérieux, mais avec humour, la possibilité que sa question puisse avoir plusieurs réponses toutes valables du fait qu’elles soient probables. Pour rendre compte de cette situation, elle décide de placer le lecteur face à un récit mêlant faits et inventions.
  • [hal-04549475] 3. La traction animale agricole en France : caractérisation de la pratique et de ses utilisateurs
    17 avril 2024
    Face aux enjeux auxquels nos sociétés modernes font face, de nombreuses injonctions à réaliser la transition agroécologique et la transition énergétique s’élèvent. Après avoir périclité, la traction animale profite d’une dynamique naissante en France avec une augmentation de l’utilisation d’équidés de travail en agriculture, principalement en viticulture et en maraîchage. Pourtant, malgré cet essor, cette pratique reste peu étudiée, est perçue comme folklorique et marginale et sa caractérisation reste floue. Ainsi, notre étude vise à comprendre ce qu’est la traction animale en France en agriculture, qui sont ses utilisateurs, pourquoi choisissent-ils ce mode de traction et comment est-elle mobilisée ?