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Soutenance de thèse de Mamadou Sambou
9h00
Maison de la recherche - salle D31
Mamadou Sambou, Doctorant au LISST-CIEU
Le transnationalisme des migrants diolas de la Basse Casamance (Sénégal) dans le développement de leur région
Thèse de géographie
Jury :
Mamadou Dime, Maîtresse de conférences, Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), Sénégal
Thomas Lacroix, Directrice de recherche, Centre de Recherches Internationales (CRI) Sciences Po Paris, CNRS, rapportrice
Stéphanie Lima, Maîtresse de conférences, INU Champollion Albi, co-directrice
Mareme Niang Ndiaye, Maîtresse de conférences, Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Dakar, Sénégal
Nelly Robin, Directrice de recherche, IRD-Université de Paris, Centre Population et Développement (CEPED), rapportrice
Corinne Siino, Professeur des universités, Université Toulouse - Jean Jaurès, directrice
Résumé :
Les migrations sénégalaises ont fait l’objet de nombreuses études, souvent centrées sur les Soninkés ou les Peuls. En revanche, la migration internationale diola, plus récente, a été moins analysée dans la littérature scientifique. Cette recherche entend combler ce décalage en apportant un éclairage original sur les dynamiques migratoires diolas, en s’intéressant plus particulièrement aux formes de transnationalisme qu’ils développent, notamment à travers leurs engagements en faveur de l’amélioration des conditions de vie de leur communauté locale. A la croisée de la géographie sociale et des études migratoires, ce travail interroge la manière dont les migrants diolas maintiennent des liens actifs avec leurs villages, notamment via la mise en œuvre de projets de développement. A travers une démarche qualitative fondée sur des enquêtes de terrain menées en France et au Sénégal, il explore les pratiques, les discours et les tensions générées par ces engagements. Il met en lumière un transnationalisme marqué par de fortes logiques de solidarité, mais également traversé par des rapports de pouvoir, des conflits de légitimité et des tensions intergénérationnelles. L’étude révèle ainsi un transnationalisme « en construction » ou « jeune » en tâtonnement : riche en capital symbolique et social, mais encore limité dans sa capacité à transformer durablement les conditions de vie locales. En dépit de son impact économique restreint, il représente une dynamique porteuse de sens pour les migrants et leur communauté d’origine et ouvre la voie à une réflexion plus large sur la place des migrants dans les processus de développement rural en Afrique de l’ouest.
Contact : Mamadou SAMBOU